Un p’tit troisième pour la route ?

Soirée avec mes copines mamans du quartier.

« C’est fou, toutes mes copines attendent un 4è ! » lance une maman d’une fratrie de 3.

Moi, estomaquée, bouche bée, contemplative et puis finalement je lance timidement « l’idée d’un 3è me titille en ce moment. Ouais, c’est bizarre, j’étais radicalement contre pourtant. Mais… heu… ça serait de la folie et puis heu pour Jo, c’est non non non. Et puis les kilos, pfff« .

Ma copine, maman de 4 enfants: « je me souviens de l’arrivée de notre 3è, c’est dingue comme ça a été un tournant dans notre vie de famille ». Et mon autre amie, maman de trois enfants: « ah oui moi aussi, ça redistribue complètement les énergies ».

S’ouvre ainsi un monde d’imaginaire dans lequel je plonge de tout mon être. Bienvenue dans la 3è dimension !

Le tournant du 3è enfant ? Chaque naissance est un renouveau pour la famille déjà en place. Chaque enfant redistribue les énergies. Mais heu trois enfants à préparer le matin alors que MON temps-à-moi est déjà réduit-organisé-optimisé au max et l’impression de sortir la tête de l’eau avec deux filles de 5.5 ans et 3 ans. Avoir enfin plus de temps pour son couple, hip hip hourra ! Parce que bon, sans rire, il était là avant le papa quand même !

A en croire mes discussions avec des mamans, « Et pourquoi pas un dernier ? » est LA question… surtout quand elles ont 2 gars ou 2 filles. L’espérance que le 3è apportera la mixité des sexes…

Tant que notre corps peut, dur dur de faire le deuil de la maternité. Quand la grossesse se passe bien, ce qui a été mon cas, on en est nostalgique. L’accouchement reste un moment en dehors du temps, un moment si particulier, si fort (et c’est une nana qui sent les contractions au dernier moment qui vous parle, pour qui les péridurales ne fonctionnent pas !).

J’ai deux filles, elles me remplissent de joies (et de travail forcément) et je veux accorder du temps à chacune individuellement ainsi qu’à leur papa, je me répète.

« Ah et le papa, il est content avec deux filles ? Non parce que c’est vrai que pour les pères, le garçon c’est important ».
Ah oui pour cultiver les champs, conquérir de nouvelles contrées, c’est pratique la testostérone. Et mon père alors, il a 4 filles et à l’écouter, la progestérone en masse, ça le rend HEU-REUX.

Profitons de ces années d’innocence avant d’attaquer le grand saut vers l’adolescence et son package de heu… hein, disons réjouissances !

Beach

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